Sandstone - Cultural Dissonance

SANDSTONE : Cultural Dissonance

L’Irlande, terre mystique, nous a fait don en 2003 du groupe SANDSTONE. Ces 5 garçons de Derry font du heavy metal et ils le font divinement bien. Portés par une voix céleste et des mélodies approuvées par Bruce Dickinson himself, ils n’ont pas à rougir de leurs 3 opus studio magistralement interprétés. Bien que je souhaite aujourd’hui me consacrer à leur dernier album Cultural Dissonance, il me semble essentiel d’ajouter que la qualité de ces musiciens d’outre manche est aussi irréprochable que spectaculaire. SANDSTONE est la communion entre Sean (chant), Stevie (guitare) et David (basse) rejoints pour leur tournée européenne par les non moins talentueux Dee (guitare) et Brian (batterie). Leur musique résonne comme un regain d’espoir pour la relève du genre, alors sans plus attendre et pour vous mettre en appétit, voici la chronique de ce qui va devenir – je vous l’assure – vos 10 chansons préférées.

Reckless Thought : Entrée en matière tonitruante, Reckless Thought est une célébration du métal progressif. Elle transcende le genre et met l’auditeur dans l’ambiance. Des guitares heavy et une montée en puissance conduisent à un refrain mélodique permettant d’évaluer l’étendue des compétences de Sean dont les paroles inspirées en augmente le cachet. Le temps d’un pont bien orchestré, on apprécie également la qualité des 6 cordes, pour repartir de plus belle dans un enchainement de superbes riffs.

Little Forgeries : là encore la mélancolie s’infiltre inexorablement entre solos et couplets. Omniprésente dans l’album, elle donne une dimension spirituelle qui endurcit des envolées instrumentales majestueuses. L’air enivrant reste en tête autant que les paroles délicieusement fatalistes. Are we living the dream or just dreaming a life?

Fading : moins séduite par le chant de cette troisième bombe heavy, je me laisse cependant prendre au jeu. Toujours efficace Fading est plus agressive et martèle l’esprit avec force, Stevie demeure un virtuose armé de sa guitare dont il se sert pour toucher les âmes les plus impénétrables.

Leaning on an Arrow : démarre sur les chapeaux de roue. On est surpris par des retours au calme lourds et planants qui nous ravissent. Cette quatrième chanson est un véritable ascenseur émotionnel, entre enfer et paradis. La technique côtoie une aubade lancinante garantissant un mélange efficace qui vous transperce comme une pluie glacée.

Carefree moment : en deux mots pessimiste et dure, l’ombre de Cultural Dissonance continue de s’étendre durant l’écoute de Carefree Moment. A la limite de la psychiatrie, elle apparaît comme la plus saturnienne de toutes.

Silent Suicide : cette chanson saisissante livre, malgré son titre sans équivoque, un fragment qui donne la rage. Sean et Stevie à qui nous devons ces textes ténébreux font mouche avec une introduction dantesque. Bien qu’ultra mélodique, on apprécie les break très tranchés et plus teintés rock.

Black Skies : c’est une partie piano qui ouvre Black Skies, vite rejointe par un son saturé agréablement lourd. Un vent d’optimisme souffle alors et l’aventure proposée est grisante. Une fois de plus SANDSTONE invite à rejoindre son turbulent périple à travers sa quête du rêve.

No More : sans doute la plus commerciale de l’opus, ce qui n’altère en rien sa valeur et c’est sans doute celle qui touche le plus la fille sensible que je suis. Y aurait-il comme une sensation de déjà vu ? Le mystère reste entier mais l’alchimie est là. Le talent du groupe Irlandais réside en partie dans sa capacité à imposer des sujets douloureux avec une résignation et une poésie sans faille.

Sleep : incontestablement la ballade du CD et, au risque de passer pour une incorrigible romantique, ma préférée. S’il fallait n’en garder qu’une, s’il fallait vraiment choisir entre toutes ces merveilleuses compositions, ce serait elle. Parce qu’elle est pure et douloureuse, triste et terriblement belle. A ne pas mettre entre toute les oreilles puisque vous vous abandonnerez dans un rêve sans lune. Le ton est donné dès les premières notes grâce à la voix limpide de l’incroyable Sean. Les amateurs de sensations fortes ne seront cependant pas en reste puisque Sleep se pare de solos de guitare géniaux. La version studio n’a rien à envier à sa jumelle live, différente certes mais tout aussi percutante. Le voyage vers les cieux est assuré et cette chanson bien que courte vous habite et vous hante telle une puissante litanie. Un régal.

Trick of Mind : belle manière de clore ce superbe album, Trick of Mind est imposante et forte toujours habitée par les questions existentielles chères au groupe. Trick of Mind rend la séparation difficile car on est encore étourdi pas sa sonorité tenace.

Pour conclure Cultural Dissonance oscille entre ombre et lumière avec une maestria surprenante qui n’a d’égale que la qualité de son interprétation. La musique de SANDSTONE sonne comme un exutoire où l’esprit s’abandonne à la merci de ces show men incroyables. A découvrir, écouter et vivre.

Tracklist :

  1. Reckless Thought
  2. Litlle Forgeries
  3. Fading
  4. Leaning on an Arrow
  5. Carefree Moment
  6. Silent Suicide
  7. Black Skies
  8. No more
  9. Sleep
  10. Trick of Mind

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