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MYRATH, une touche orientale dans le metal

MYRATH est un groupe de métal tunisien propice à l’évasion. Une véritable invitation au voyage qui garantit une merveilleuse aventure en compagnie de Zaher, Anis, Morgan, Malek et Elyes qui nous offrent des riffs décapants, adoucis par une voix harmonieuse et des mélodies traditionnelles. La qualité de leur nouvel album Tales of the Sands ainsi que leur incroyable présence scènique et leur générosité font de ces cinq garçons surprenants une découverte à ne manquer sous aucun prétexte. Lors d’une étape de leur tournée française, ils ont accepté de répondre à quelques questions… Rencontre.

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Photo : Clémentine Bérenger

Parlez-nous un peu de MYRATH, quelle est son histoire ? Le patronyme MYRATH a-t-il une signification particulière ?

Malek Ben Arbia (guitare) : Tout d’abord nous tenons à vous remercier pour cette interview, c’est avec plaisir que nous répondons à vos questions. MYRATH est un groupe tunisien de métal oriental que j’ai formé en 2001 avec des amis d’enfance (à l’époque j’avais tous juste 13 ans). Ce qui a commencé par être un groupe de reprises de styles très variés (blues, heavy, death, progressif) formé d’adolescents s’est lancé (au bout de 4 ans) dans la composition de sa propre musique avec la sortie dès 2005 d’un premier album autoproduit Double Face suivi de la sortie en septembre 2007 sous le label français Brennus Music de l’album Hope qui a constitué un vrai tournant dans la carrière du groupe. L’accueil encourageant de l’album Hope nous a permis de jouer en Europe (notamment à PROD’SUD) et de signer deux contrats : chez XIII BIS RECORDS pour l’Europe et NIGHTMARE RECORDS pour les autres continents qui ont sorti Desert Call en janvier 2010. Ce deuxième album sorti à l’échelle internationale a permis au groupe d’améliorer sa notoriété et d’attirer d’avantage de fans et de promoteurs ; ainsi le groupe a fait une mini tournée en Europe en 2010 ponctuée d’une performance mémorable à Barloo, Hollande le 2 Octobre 2011 au festival Progpower Europe. Avec la sortie du troisième album Tales of the Sands le 26 septembre dernier et la tournée d’un mois avec ORPHANED LAND qui s’est déroulée du 10 novembre au 9 décembre 2011, MYRATH a acquis d’avantage de notoriété et commence à s’imposer sur la scène internationale, la dernière journée avec Tarja du 21 au 28 février 2012 en étant un exemple concret. Quant à la signification de MYRATH, il faut tout d’abord préciser que jusqu’à fin 2006 le groupe était connu sous le nom d’XTAZY (par référence à l’extase que procure la musique) mais à l’occasion de l’enregistrement de Hope et sur les conseils de notre producteur Kevin Codfert, nous avons opté pour un nom arabe pour rappeler nos origines et nous démarquer des noms anglophones un peu trop nombreux sur la scène. MYRATH en arabe veut dire legs (legacy en anglais). Nous avons choisi ce nom en hommage au patrimoine musical que nous lèguent nos prédécesseurs au fil des temps. En fait chaque musicien commence par apprendre de ceux qui l’ont précédé puis s’en inspire pour faire sa propre musique.

       

 

Pourriez-vous nous dire quelles sont vos influences principales ?

Elyes Bouchoucha (claviers /chant) : Le fait qu’on ait commencé par être un groupe de reprises de styles très variés allant du rock/blues, death, thrash, heavy, prog fait qu’on a des influences diverses qui varient d’un membre à l’autre. Beaucoup de chroniqueurs trouvent que SYMPHONY X est le groupe dont l’influence est la plus présente dans nos compositions (surtout sur nos premiers albums) mais en fait nous sommes influencés aussi bien par la musique metal sous toutes ses formes que par la musique orientale en générale et traditionnelle tunisienne en particulier.

On pense souvent que le métal est un genre de musique mal reçu dans les pays du Maghreb. Si je puis me permettre est ce vraiment difficile d’être un groupe de métal en Tunisie ?

Anis Jouini (basse) : En Tunisie nous n’avons pas les mêmes problèmes que ceux connus dans d’autres pays arabes, nous avons beaucoup plus de liberté d’expression. Les gens (surtout les jeunes) sont très ouverts aux cultures occidentales, même s’il est vrai qu’il y a beaucoup de préjugés sur ce genre de musique, comme c’est d’ailleurs le cas dans les pays occidentaux. Malgré tous les préjugés, il y a bien une scène metal tunisienne underground qui existe depuis les années 70 et qui est constituée d’un nombre relativement élevé de groupes rock/ metal (sous toutes ses formes), formés pour la plupart de jeunes lycéens et étudiants. Mais c’est vrai aussi qu’en Tunisie il est difficile pour un groupe tunisien de survivre en raison des nombreux problèmes tels que le manque de moyens, l’absence de producteurs, de labels, de sponsors et le désintéressement des médias. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de groupe prometteurs finissent par abandonner. Seuls les groupes qui décrochent des contrats avec des labels étrangers (comme c’est le cas pour MYRATH) continuent l’aventure.

Vous avez donné des concerts en France fin 2011 avec les excellent ORPHANED LAND et nous vous retrouvons en ce début d’année pour 5 dates supplémentaires en France. Vous aimez jouer chez nous ?

Zaher Zorgati (chant) : Oui bien sûr, on adore jouer en France où on a un public en or dont le nombre ne cesse de grandir de jour en jour. De plus, MYRATH a une relation très étroite avec la France, notre maison de disques ainsi que notre producteur et notre batteur sont Français.

Un nouveau batteur vous a officiellement rejoint, bienvenue donc à Morgan Berthet. Comment cela se passe-t-il au sein du groupe ?

Malek Ben Arbia (guitare) : Tout se passe très bien avec Morgan, c’est un batteur extraordinaire et un jeune homme super sympathique. Il s’est très vite intégré au groupe et le courant est passé dés le premier jour. Le fait que Morgan me connaissait déjà depuis 2006 lorsqu’on a fait l’M.A.I. ensemble a sans doute facilité son intégration. Nous somme vraiment très heureux et honorés d’avoir un batteur aussi talentueux et reconnu que Morgan.

Sous quels labels MYRATH est-il signé ?

Elyes Bouchoucha (claviers /chant) : Actuellement nous sommes sous contrat avec XIII Bis Records pour l’Europe, Nightmare Records pour les USA et Kings Record pour le Japon. Mais pour le prochain album on verra bien ce que le marché nous proposera.

Tales of the Sands est au final sorti rapidement après Desert Call. Etes-vous satisfaits de ce nouvel album ? Moi je l’adore en tout cas !

Anis Jouini (basse) : Ah oui ! Nous sommes extrêmement satisfaits de Tales of the Sands. Il se vend très bien, les médias et les fans l’adorent et la notoriété du groupe ne cesse de grimper. Que demande le peuple ?

Kevin Codfert, talentueux claviériste d’Adagio, avait produit votre précédent disque. Est-ce lui qui a produit le dernier ?

Zaher Zorgati (chant) : Ah oui bien sûr, Kevin a produit tous nos albums depuis Hope. Kevin est un musicien génial et un producteur exceptionnel mais également un ami et un frère que nous respectons beaucoup. C’est grâce à ses précieux conseils et à son superbe travail à tous les niveaux (enregistrement, mixage, production, promotion) que MYRATH est sorti de l’anonymat. L’apport de Kevin est considérable à tous les niveaux.

Parlez-moi  de l’esprit de Tales of the Sands, quels thèmes avez-vous souhaité aborder ?

Malek Ben Arbia (guitare) : Au niveau des paroles il n’y a aucun thème spécifique mais au niveau musical, nous avons cherché à développer un metal oriental propre à MYRATH qui reflète nos origines tunisiennes et nos influences occidentales. Nous avons essayé de combiner les deux pour offrir un metal oriental avec des sonorités arabes et plus précisément tunisiennes, puisées dans le patrimoine musical traditionnel tunisien.

Alors justement, votre musique est caractérisée par cet alliage parfait entre sonorités orientales traditionnelles et métal progressif. Pourquoi ce souhait de mélanger les deux ?

Elyes Bouchoucha (claviers /chant) : C’est en fait un processus naturel qui reflète notre degré de maturité et l’expérience acquise de nos albums précédents. Un musicien est toujours à la recherche d’un son et d’un style propre. Comme nous maitrisons la musique de nos origines, nous avons tout naturellement introduit des mélodies, sonorités et gammes tunisiennes dans nos compositions dans le but d’apporter à la scène metal internationale un style innovateur, un metal oriental disons ‘’à la MYRATH’’.

Vous nous avez un offert un très beau clip vidéo Merciless Times. Comment s’est passé le tournage ?

Anis Jouini (basse) : On a tourné le clip vidéo à Sousse (Tunisie) avec des moyens très modestes. Notre chanteur Zaher Zorgati a fait le plus gros du boulot, il a écrit le scénario et s’est chargé en personne de l’enregistrement vidéo avec un de ses amis. Quand au montage et effets spéciaux, c’est notre guitariste Malek Ben Arbia qui les a réalisés. Je pense que pour un vidéo clip fait maison le résultat est superbe.

 

Merci infiniment de nous avoir accordé un peu de votre temps. Le mot de la fin est pour vous si vous le souhaitez !

Zaher Zorgati (chant) : On vous remercie pour votre soutien et on espère vous revoir bientôt à l’occasion de notre prochain passage en France. On est vraiment impatient de retrouver le fantastique public français et on invite ceux qui ne nous connaissent pas encore à visiter notre site officiel www.myrath.com ainsi que notre page officielle facebook www.facebook.com/myrathvand.

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