Boneshaker - Start The race

BONESHAKER : Start The Race (2008)

Il y a bien longtemps qu’un groupe du sud-ouest ne m’avait pas botté le cul de la sorte. Le dernier en date était KILLERS, c’est dire ! Ici, pas de heavy-metal à proprement parler, mais une sacrée bonne dose de pur hard rock’n’roll transpirant la bière et la sueur, faisant penser aux Ford Mustang, aux Chevrolet Camaro et aux jolies créatures tirées des films de Russ Meyer.

Ça démarre pied au plancher avec Not Sell My Life au leitmotiv de guitare rappelant celui d’Another Life d’IRON MAIDEN, mais le reste de la chanson lorgne plus vers un MOTORHEAD ayant décidé de faire des refrains plus accrocheurs.

Naked Lady s’enchaine sur un tempo soutenu et permet d’apprécier le timbre voix de l’excellent chanteur Chris (qui a malheureusement décidé de quitter le groupe… quelle mauvaise idée !!) faisant irrémédiablement penser à feu Bon Scott.

La chanson suivante intitulée We’re gonna celebrate met en évidence l’excellent jeu de guitare de Bob au travers d’un « phrasé » et d’un travail rythmique qui sont la marque de fabrique du groupe et qui ressortent tout au long des 12 brûlots que composent ce second album des BONESHAKER.

L’une des meilleurs chansons de l’album, Wild Power, met à mal mes enceintes et ne peut m’empêcher de me replonger dans la période dorée du groupe WOLFSBANE, qui avait en commun avec BONESHAKER un guitariste avec ce genre de phrasé à vous secouer les os (ça tombe bien vu le nom du combo 😀 )

Le groupe affectionne les speederies et remet le couvert avec la tuerie You’re wrong et son étonnant refrain. Même si BONESHAKER mentionne AC/DC dans ses influences, on est souvent plus proche d’un MOTORHEAD ayant appris à groover (oops…).

Nos sudistes nous montrent également qu’ils savent ralentir le rythme en nous offrant un splendide Falling démarrant calmement avec ses arpèges de guitares pour monter progressivement en puissance, atteindre un passage musical au tempo soutenu des plus heavy et enfin se terminer comme il avait commencé. Un très beau morceau.

Changement d’ambiance avec le titre suivant, Boncha TV, qui nous invite à boire de grandes rasades de Jack Daniels dans un saloon du grand ouest : morceau typiquement blues, lorgnant vers du vieux AC/DC, avec un harmonica ici et là et pouvant également rappeler les excellents et trop peu connus RAGING SLAB. Et quelle avalanche de solos de guitares tous gorgés de feeling.

Mais là où les BONESHAKER montrent qu’ils sont les meilleurs, c’est dans des morceaux au tempo soutenu, comme l’attestent les deux chansons suivantes : Limousine et l’excellent Ride Me In Hell dans laquelle le refrain fait encore mouche et les parties de guitares vraiment excellentes, en particulier en fin de morceau, me donnent envie d’aller chercher ma guitare en carton !

Le début du morceau suivant, Don’t Turn Around, démarre façon Let There Be Rock mais en version bien plus heavy par la suite. Excellent encore une fois.

Ce deuxième album des BONESHAKER se termine comme il a commencé et de la plus belle des façons par le morceau titre de l’album, c’est-à-dire une speederie guidée par cette guitare flamboyante et si parlante.

L’album Start The Race est une véritable bouffée d’air frais dans lequel le groupe ne cache pas ses influences mais les distille de la meilleure des façons avec talent et en apposant sa griffe sur chacun des morceaux.

Un opus à découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait !

Note : 8/10

Tracklist :

  1. Not Sell My Life
  2. Naked Lady
  3. We’re Gonna Celebrate
  4. Wild Flower
  5. Can’t Play The Blues
  6. You’re Wrong
  7. Falling
  8. Boncha TV
  9. Limousine
  10. Ride Me In Hell
  11. Don’t Turn Around
  12. Start The Race

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