Asylum Pyre - Fifty Years Later

ASYLUM PYRE : Fifty Years Later (2012 – Massacre Records)

Parmi les dizaines d’albums qui sortent chaque mois, il est rare de trouver « la perle », l’album qui ne va pas se dégonfler dès la troisième écoute, l’album qui, au contraire, va se bonifier au fur et à mesure que le temps passe. L’album qui restera et qu’on réécoutera des dizaines de fois avec toujours autant de plaisir.

Fifty Years Later, le deuxième album du groupe ASYLUM PYRE, fait partie de ces perles rares. Sorti en décembre 2012 sur Massacre Records, cet opus avait la lourde responsabilité de succéder au Naturel Instinct? un premier album très réussi. D’autant qu’ASYLUM PYRE revenait avec un changement d’importance, une nouvelle chanteuse : Chaos Heidi.

Et dès le premier morceau, on comprend qu’on a affaire à un « phénomène ». Avec son côté Chaos, capable d’une puissance hors du commun, ça déménage sur les morceaux heavy (The Frosen Will, Dead in Copenhagen…), et son coté Heidi d’une douceur et d’une mélancolie rassurante (Fifty Years Later, le break d’Any Hypothetis…). Mais attention, la douce Heidi sait se montrer inquiétante, et la fureur Chaos avenante. Une chanteuse caméléon qui est aussi à l’aise sur les refrains entrainants, sur les condensés de rage que sur les passages plus intimes, poétiques, et qui, avec autant de bonheur, peut s’éclater dans un registre plus lyrique et dans le Grunt (le final apocalyptique de The Herd).

De nombreuses étiquettes ont été accolées à ASYLUM PYRE entre autres Métal symphonique, Métal à chanteuse (sic !), ici, on peut parler simplement d’un album de Heavy métal mélodique dans le sens le plus beau et le plus noble du terme.

Avec des morceaux qui arrachent tout sur leur passage par leur puissance (Frozen Will, The Herd..), des riffs explosifs (Dead in Copenhagen..), des breaks lumineux qui éclairent les chansons (The Frozen Will, The Herd…). ASYLUM PYRE ne cède jamais à la facilité. A ce titre Fifty Years Later est un modèle de finesse, de subtilité, d’arrangements, sans perdre une  seconde son intensité, même dans les passages les plus calmes. Les interventions du piano, de la guitare sèche, sont des rayons de soleil qui illuminent l’ensemble.

Le groupe a aussi un sens aigu du refrain imparable, à reprendre en cœur (The Frozen Will, These trees). These Trees, justement, est un méga hit en puissance, un morceau accrocheur qui s’imprime dans notre crâne pour ne plus en sortir.

Et puis il y a cette petite perle acoustique qu’est Fisherman’s Day. Yohann Cadot le guitariste compositeur et Chaos Heidi se partagent le chant, se répondent, dans une ambiance poétique, qui n’est pas sans rappeler The Battle of Evermore de LED ZEPPELIN.

Et les deux morceaux de bravoures de l’album : l’épique  Any Hypothétis  morceau à ambiance avec un final époustouflant où le groupe semble touché par la grâce.

L’intimiste, doux et nostalgique Fifty Years Later, une « presque ballade » au solo très Pink-Floydien.
Dans ces deux pièces on retrouve un condensé de tout le talent, la finesse, l’inspiration d’ASYLUM PYRE. Elles font parties de ces chansons  qui semblent évoluer et qu’on redécouvre à chaque écoute.

Pour résumer, Fifty Years Later est une réussite rare dans le métal français, cet album est un must avec un son digne des productions internationales. Certainement un des meilleurs albums sorti dans l’hexagone ces dernières années. Un disque indispensable.

Note : 9.5/10

Tracklist :

  1. Will You Believe Me
  2. Dead In Copenhagen
  3. The Frozen Will
  4. These Trees
  5. The Herd
  6. Fisherman’s Day
  7. Against The Sand
  8. Any Hypothesis
  9. Just Before The Silence
  10. Rising Soul
  11. Fifty Years Later

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